Chercher dans artalog.net...
 

Group 2 Gallery

     Group 2 Gallery - Bruxelles - Belgium     LISMONDE
 

LISMONDE - Composition

 
 LISMONDE Composition  
LISMONDE - Composition
Charcoal on paper - Houtskool op papier - 1970's
88 x 63 cm.

Prix : contacter la galerie
Group 2 Gallery
Tél. : +32 (0)2 539 23 09 - 538.00.96
www.group2gallery.be


Pendant longtemps, Lismonde hésite entre l’univers de la musique et celui des arts plastiques avant d’opter définitivement pour une carrière d’artiste. Il s’incrit à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles où Xavier Mellery sera un de ses professeurs. Ses premières œuvres sont chargées du symbolisme de W. Degouve de Nuncques, de V. De Saedeleer et d’E. Laermans. Dès le début, il opte pour le noir et le blanc et, tout au long de son parcours, il n’a jamais quitté la voie qu’il s’était tracée. En 1934, il suit les cours de Jacques Maes à l’Académie de St Josse-ten-Noode où il fait la connaissance d’Anne Bonnet et d’Emile Mahy. Plus tard, il fréquente l’atelier libre « L’Effort » en compagnie de ces derniers et de Gaston Bertrand et Louis Van Lint. L’amitié solide entre ces jeunes artistes mènera à la fondation de la « Jeune Peinture Belge ». Cependant, Lismonde n’a pas vraiment fait partie à part entière du groupe pour la bonne raison qu’il ne se sentait pas « peintre », mais uniquement dessinateur. Ceci ne l’a pas empêché de participer à des expositions de groupe à Zürich et Bordeaux, e.a . dans le cadre de la Jeune Peinture Belge. Auparavant, il avait déjà montré ses dessins à la Galerie Apollo de Robert Delevoy et, en 1945, il participa à l’exposition « Apport 45 ».
Début des années cinquante, l’œuvre de Lismonde devient plus construite. Le sujet reste figuratif mais se transforme en cercles, triangles carrés et rectangles fragmentés. L’abstraction pure et simple n’est pas loin et consiste en un jeu de lignes droites entrelacées, formant une composition architecturale virtuose et dynamique. En 1954, Lismonde reçoit une bourse lui permettant de travailler à Rome. C’est un moment décisif dans la carrière de l’artiste. La lisibilité de l’œuvre devient moins évidente par la complexité de la composition. La matière est de plus en plus importante et les tons varient entre le blanc pur et le noir profond en passant par toutes les nuances de gris. Lismonde connaît enfin le succès qu’il mérite auprès d’un public d’amateurs d’art : publication de monographies, médailles, bourses, prix etc.. en témoignent. Vers 1970, les dessins deviennent moins chargés. La matière n’est plus aussi dense et le graphisme est plus léger. Le support change également : le papier « Arches » au grain épais est remplacé par un papier de riz beaucoup plus fin, ou par un papier japonais quasi transparent d’une texture irrégulière. Et ce n’est pas tout. La façon de travailler change radicalement : au lieu de fixer le papier sur le chevalet dans une position verticale, l’artiste le pose sur une table de dessin à l’horizontale, ce qui bouleverse entièrement la pression exercée par la main.
Lismonde a également conçu des tapisseries et il a réalisé un relief mural pour le métro de la capitale. Déjà en 1977, une rétrospective de ses œuvres a été organisée par les Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles et, en 1992, une deuxième grande exposition rétrospective a eu lieu au Centre Le Botanique.
En 2009 les Musées Royaux des Beaux Arts de Belgique ont rendu hommage à Lismonde. Group 2 Gallery participa à cette initiative en organisant une exposition personnelle de l'artiste.