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Galerie Les MétamorphOZes

     Galerie Les MétamorphOZes - Valaire - France     Pierre CARBONEL
 

Pierre CARBONEL - tender look

 
Pierre CARBONEL tender look  
Pierre CARBONEL - tender look (tendre regard)
carton bristol - 1979

yes
92 x 65 cm.

Price : Please contact gallery
Galerie Les MétamorphOZes
Tel. : +33 (0)2 54 44 14 62
http://metamorphozes-artcontemporain.com/


Pierre Carbonel, né le 9 avril 1925-2011, n’est pas un artiste et ne veut pas l’être. Pour lui le
terme artiste est à proscrire
C’est la lecture d’un texte de Jean Dubuffet, découvert dans le catalogue d’une
exposition aux Arts Décoratifs en 1960, qui fait naître sa vocation. Là, il réalise
que ce qui compte dans la création est de trouver sa propre voie, son expression,
ses matériaux, sa technique et que cela demande temps, patience, recherche et
dextérité. Sa création est une curiosité de soi, une curiosité du monde, une
justification d’être. Pierre Carbonel est un cabinet de curiosité... aurait
certainement dit son ami le Docteur Gaston Ferdière, célèbre médecin
psychiatre d'Antonin Arthaud.
Il va expérimenter, sur de grandes feuilles de bristol, par une technique tout à fait
personnelle, divers procédés d’empreinte, de mélanges de substances variées,
encre, peinture, vernis, et autres liquides de densités différentes. Tel un enfant
appliqué ou un artisan besogneux, il fera naître jusqu’en 1981 d’étranges figures,
totems, masques, personnages à l’aspect de bois flottés ou de pierres usées qui
forçaient l’admiration de Jean Dubuffet.
A force d’expériences, il affine sa technique. D’abord soumis au hasard des éléments
liquides il apprend à les dompter, les guider jusqu’aux formes désirées.
Ses images de facture mystérieuse, semblent émaner d’un phénomène naturel, sorte de
paysage intérieur teinté de morceau de bravoure. Tour de force où la maîtrise et
le hasard ne font plus qu’un.
Cet « archétype de l’homme du commun » tel l’avait nommé Jean Dubuffet (avec qui
il entretiendra une correspondance de plus de vingt ans publiée aux éditions
Hesse en 1992, sous le titre Lettres à un animateur de combats de densités
liquides) ne se réclame pas de l’Art Brut et déclare « ne pas faire de confusion
avec « Art Brut », qui s'applique aux créateurs d'art n'ayant jamais eu de contact
ni avec l'art ni avec les courants culturels, ce qui n'était pas mon cas. On me
situe plutôt dans Neuve invention ou Outsider Art ». Dubuffet lui achètera des
oeuvres pour les intégrer à sa « collection annexe » plutôt qu’à celle de l’art brut
à cause de l’aspect culturel de ses travaux
Par ses oeuvres Pierre Carbonel a exploré son propre processus de création, a cherché
à satisfaire sa curiosité pour se et nous connaître
L’oeuvre de Pierre Carbonel a été présentée à l’exposition des Singuliers de l’art en
1978 et fait partie de la collection Neuve Invention à Lausanne.




According to Jean Dubuffet, Pierre Carbonel, born in Anglet, France, “is not an artist and does not want to be. For him the term artist is to be avoided.” Carbonel corresponded with Dubuffet for decades after first encountering the famous artist and founding advocate of Art Brut at a retrospective exhibition held at the Musée des Arts Decoratifs in Paris in 1960. Their letters have been published as a book in France.
A traveling chocolate and perfume salesman, Carbonel was also inspired by Dubuffet’s collection of works by self-taught artists. In an old cowshed on his family farm he began experimenting with blending emulsions to create what Dubuffet called his “combats with liquid densities.” The resulting abstract organic forms resemble driftwood, wind-sculpted desert rocks, close-ups of insects, complex striations of subterranean matter, moonscapes and haunting faces, often all at once. Although the images may at first seem accidental or even to have come about “naturally” Carbonel developed his technique to achieve a high degree of control and repeatability that allowed him to create multiple series of multi-layered paintings.
In 1973 Carbonel retired from life on the road and settled near Blois, in the Loire Valley. He moved into a small stone house in the countryside in a hamlet of five houses called “Les Motteux,” where he found occasional employment as a census taker and survey collector, and picked grapes and asparagus to make ends meet. Dubuffet’s death in 1985 left Carbonel without the support and encouragement that had largely motivated him. While his work is in nearly every major European collection of art brut and outsider art, and Dubuffet considered him one of his greatest “finds,” Carbonel has yet to be fully appreciated in the US, and so far, Intuit is one of the few American institutions to have accessioned his work. Carbonel remains active as an artist in warm weather but ill health and advancing age severely limit his output now.